Concours Général

Discours

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Dr Papa Fary SEYE

Professeur d’histoire et de géographie
-Excellence, Monsieur le Président de la République,
-Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
-Monsieur le Premier Ministre,
-Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
-Mesdames et Messieurs les honorables Députés,
-Monsieur le Ministre d’État, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’agenda national de transformation,
-Monsieur le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique,
-Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation,
-Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,
-Mesdames et Messieurs les Ministres,
-Madame et Messieurs les Recteurs,
-Madame et Messieurs les Inspecteurs d’Académie,
-Messieurs les autorités religieuses, traditionnelles et coutumières,
-Madame la marraine,
-Chers parents d'élèves,
-Chers enseignants,
-Chers élèves, distingués invités d’ici et de la diaspora,
-Chères lauréates, chers lauréats,
Cette année, j’ai l’insigne honneur et l’immense plaisir de prononcer le discours d’usage de la solennelle et traditionnelle cérémonie de remise des distinctions aux lauréates et lauréats du prestigieux Concours Général sénégalais qui célèbre son soixantième anniversaire.
J’aimerais, à l’entame de mon propos, remercier très sincèrement Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale et l’ensemble de ses collaborateurs pour la confiance qu’ils m’ont témoignée en me choisissant pour prononcer ce discours.
J’en suis à la fois honoré et touché. Je considère cependant que cet honneur ne m’est pas seulement destiné ; il revient à tous les enseignants de notre pays qui, avec passion, patience et persévérance, accompagnent chaque jour les élèves sur le chemin du savoir, de l’excellence, de la réussite et du vivre-ensemble.

Excellence, Monsieur le Président de la République
Mesdames et Messieurs,
L’histoire retiendra qu'en 2026, notre cher Sénégal est le point de convergence de trois histoires. Trois histoires que l’apprenti historien-géographe et égyptologue que je suis, appelé à prendre la parole ce matin, ne peut passer sous silence. L'histoire du Concours Général qui, depuis soixante ans, rappelle au Sénégal qu'il existe une noblesse du savoir, une dignité de l'effort et une exigence de l'excellence. L'histoire des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse organisés sur le sol africain, qui feront de Dakar le lieu de rencontre de la jeunesse du monde. Et l'histoire d'un Sénégal engagé, à travers l’agenda de transformation 2050, dans une ambitieuse refondation de son École, pour une société éducative inclusive.
En réalité, ces trois histoires ne sont pas trois évènements successifs. Mais une convergence historique alors que le Sénégal est invité à débattre sur l'avenir du bien commun, de l'éducation de la jeunesse, dans un monde en quête de nouveaux fondements.
Excellence Monsieur le Président de la République
Les J.O.J Dakar 2026 constituent un honneur pour notre pays et une reconnaissance du rôle croissant de l’Afrique dans le concert des nations. Cela témoigne également de la confiance que la communauté internationale accorde au Sénégal, terre de teraanga, c’est-à-dire d’hospitalité, du vivre-ensemble et du partage.
Cependant, comme dans toutes les sociétés contemporaines, au Sénégal le sens du bien commun fait face à de nombreux défis, d’où la pertinence du thème de cette année : « Le Sénégal à l’heure des J.O.J 2026 : refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques ».
Dès lors, une question se pose : les Jeux Olympiques de la jeunesse, à travers les valeurs humanistes qu’ils incarnent, peuvent-ils davantage inspirer la refondation du sens du bien commun ? Il nous faut d’abord rappeler l’opportunité historique que nous offrent les J.O.J pour questionner le sens du bien commun, fondement de toute société harmonieuse. Ensuite, analyser le rôle et la place de l’École comme un espace important d'apprentissage des valeurs olympiques. Enfin, montrer comment s’inspirer des valeurs des J.O.J pour renforcer la réflexion sur la refondation en cours de l’École.
Excellence, Monsieur le Président de la République
Mesdames et Messieurs
Le thème qui nous réunit aujourd'hui nous invite précisément à cela : re-fonder le sens du bien commun. Le mot est fort. Il est même une interpellation. On ne parle de refondation que lorsqu'une société éprouve le sentiment qu'une partie de ses fondements est devenue fragile et qu'il devient nécessaire de revenir aux questions premières.
Cette urgence de refonder s'explique par un constat lucide : notre patrimoine immatériel est aujourd'hui mis à l'épreuve. Les inégalités se creusent. Le débat public se transforme parfois en affrontement. L’intolérance prend de l’ampleur. L'espace numérique rapproche les individus tout en divisant parfois les hommes. Les logiques de compétition, la recherche du succès individuel à tout prix, l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux ou encore certaines formes d'incivisme peuvent fragiliser le sentiment d'appartenance à une même communauté nationale.
Le bien commun représente ce qui nous unit au-delà de nos différences, ce qui appartient à tous et dont chacun est responsable. Il est à la fois un héritage reçu des générations précédentes et un précieux relais à transmettre aux générations futures comme entre deux athlètes épris de victoire.
Les infrastructures publiques, l'école, la justice, la santé, la sécurité, la paix, l'environnement ou encore le patrimoine immatériel constituent autant de biens communs dont la préservation exige l'engagement de tous.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Mesdames et Messieurs,
Les valeurs que portent les Jeux Olympiques de la Jeunesse - l’excellence, le respect et l’amitié - sont aussi celles que l’École s’efforce de transmettre chaque jour à nos enfants et que nos traditions lèguent à toutes les générations.
Depuis leur renaissance moderne sous l'impulsion de Pierre de Coubertin, les Jeux Olympiques ne poursuivent pas uniquement des objectifs sportifs. Ils constituent également un projet éducatif fondé sur des valeurs universelles.
Parmi elles, l'excellence occupe une place centrale. Dans l'esprit olympique, l'excellence ne consiste pas à être supérieur aux autres, mais à devenir la meilleure version de soi-même.
Cette leçon résonne particulièrement dans le cadre du Concours Général. Derrière les distinctions honorifiques et les résultats remarquables se cachent des heures d'étude, de sacrifices, de discipline et de persévérance.
Mais l'excellence ne doit pas être confinée aux terrains de sport ou aux salles de classe. Elle doit irriguer l'ensemble de la vie sociale. Dans la vie citoyenne, elle se manifeste par le respect des règles, l'intégrité morale, l'engagement au service du bien commun et la volonté de contribuer positivement au développement de la cité.
L’excellence enseigne à chaque citoyen que le progrès collectif commence toujours par l'exigence que l'on s'impose à soi-même. Elle nous invite à cultiver l'ambition sans arrogance, la réussite sans égoïsme et le mérite sans exclusion. Car une Nation progresse lorsque chacun de ses membres s'efforce de donner le meilleur de lui-même au service d'un destin commun.
Dans cette perspective, vous, lauréates et lauréats du Concours Général, apparaissez comme les ambassadeurs naturels de cette valeur olympique. Votre parcours rappelle à toute la jeunesse sénégalaise que l'excellence n'est pas un privilège réservé à quelques-uns ; elle est une exigence accessible à tous ceux qui acceptent de faire de l'effort, du travail et de la persévérance les compagnons de leur réussite. A ce propos, l’écrivaine Ken Bugul affirme : « L'excellence n’est pas un don gratuit, c’est le prix d’un choix, d’une discipline et d’une fidélité à soi-même. Chaque jeune a en lui la graine de la grandeur, mais elle ne germe que par la sueur du travail et le refus de la facilité. »
Aux côtés de l'excellence, le respect constitue l'une des valeurs cardinales de l'idéal olympique. Il est le fondement de toute vie en société, car aucune communauté humaine ne peut durablement prospérer lorsque disparaissent la considération mutuelle, l'acceptation des règles communes et la reconnaissance de la dignité de chacun.
Cette leçon trouve un écho particulier dans la vie citoyenne. Le respect des lois et des institutions républicaines, qu'elles soient politiques, administratives, judiciaires ou éducatives, assure la continuité de l’Etat et la stabilité de la nation.
Le respect concerne également les relations humaines. Respecter autrui, c'est reconnaître sa valeur indépendamment de son origine, de sa condition sociale, de ses convictions ou de ses différences. Loin d’émousser le lien social, la différence le consolide. Amadou Hampathé Ba avait raison d’avancer avec sagesse : « Si tu penses comme moi, tu es mon frère, si tu ne penses pas comme moi, tu es deux fois mon frère, car tu m’ouvres un autre monde ».
Au-delà de l'excellence et du respect, l'olympisme porte une troisième valeur fondamentale : l'amitié.
Dans un monde traversé par les conflits, les incompréhensions et les fractures de toutes sortes, l’amitié apparaît comme une ressource précieuse pour refonder le sens du bien commun.
L'amitié olympique nous rappelle ainsi que l'autre n'est pas un concurrent à éliminer ni une menace à craindre, mais un partenaire avec lequel il est possible de construire un avenir commun. Elle nous invite à développer une culture de la rencontre et de la fraternité, fondée sur la conviction que ce qui nous rassemble est toujours plus fort que ce qui peut nous diviser. Selon l’écrivaine Fatou Diom : « Les vrais amis sont ceux qui partagent vos silences, respectent vos tempêtes et célèbrent vos éclaircies, sans jamais chercher à posséder votre liberté. »
Mesdames et Messieurs, distingués invités, cher public,
L’idée du bien commun est très ancienne. Dans la profondeur de la sagesse africaine, d’après les travaux de Cheikh Anta Diop, de l’Égypte négro-pharaonique à nos jours, le sens du bien commun a toujours été le fondement des sociétés. Dans la philosophie africaine de l'Ubuntu, par exemple, elle s’énonce sous l’expression : « Je suis parce que nous sommes ». Elle rappelle que notre destin individuel demeure intimement lié au destin collectif.
C’est pourquoi, jeunes talents de notre pays, à la croisée d’identités multiples, cheminez fièrement avec les autres dans ce monde globalisé, tout en gardant vos valeurs de civilisation. N’entrez pas dans la mondialisation en oubliant que vous êtes porteurs d’un riche potentiel immatériel qui peut servir le monde. Vous y entrez avec le Jom, le Jomb, le Jub, le Ngor, le Kersa, le Dëggu, la Teraanga.
Vous y entrez surtout avec le Yar (c’est-à-dire la bonne éducation). Le grand poète Serigne Mbaye Diakhaté a montré à travers ses écrits que c’est par l’éducation que l’être humain s’élève, se distingue et s’accomplit. Il dit :
« Ab yar la deefi rawe nit,
Ab yar la deefi sute nit,
Ab yar la deefi gëne nit,
Ne du alal mbaa rëyi yax ».
C’est pourquoi l’École sous toutes ses formes, lieu où se dessine chaque jour l’avenir de notre jeunesse, apparaît comme l’espace le plus naturel pour préserver, faire vivre ces valeurs, les transmettre et les adapter aux réalités de notre temps.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Mesdames et Messieurs,
L'École transmet des connaissances, développe des compétences et prépare les jeunes à leur insertion sociale et professionnelle. Mais sa mission dépasse largement l'acquisition des savoirs académiques. Elle consiste également à préparer les élèves à vivre ensemble, à exercer leurs droits avec responsabilité et à participer activement à la vie de la cité.
Dans la salle de classe comme dans la cour de récréation, les élèves apprennent progressivement que la réussite individuelle s'inscrit toujours dans une dynamique collective. Les travaux de groupe, les activités culturelles, les projets scolaires leur enseignent l'importance de la coopération, de l'entraide et du partage des responsabilités.
L’École est le lieu où l'on apprend que la diversité n'est pas une menace mais une richesse. Que l'identité n'a de sens que lorsqu'elle s'ouvre à l'humanité. Que la force d'une nation se mesure aussi à sa capacité à former des femmes et des hommes de dialogue, de respect et de paix. Lorsque l'École apprend à un enfant à penser, à écouter, à argumenter et à respecter la dignité de l'autre, elle accomplit davantage qu'une mission pédagogique.
Dans un monde où des enfants grandissent au milieu des guerres, où des peuples se déchirent au nom de leurs différences politiques, religieuses ou ethniques et où la peur de l'autre menace de remplacer la confiance, l'École doit devenir de plus en plus un rempart de civilisation.
Sous ce rapport, le sport scolaire constitue l'un des moyens les plus efficaces pour transmettre concrètement les valeurs olympiques. Depuis longtemps, les pédagogues reconnaissent les vertus éducatives du sport. Celui-ci contribue au développement physique des jeunes, il favorise également l'acquisition de qualités morales et sociales indispensables à la vie en société.
C’est pourquoi, saisissant les enjeux du monde contemporain et comprenant les défis de l’éducation, le Ministère de l’Éducation nationale a opté pour une nouvelle vision de l’éducation qui passe d’un système éducatif à une société éducative. Ainsi, l’éducation aux valeurs morales et spirituelles, comme levier de transformation socio-économique, constitue le socle sur lequel repose la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ). La NITHE s’accorde parfaitement avec le concept anthropologique de la culture sénégalaise « nité » qui renvoie à une figure d'accomplissement moral et social. En wolof, il désigne l'individu dont la valeur ne se mesure ni au pouvoir, ni à la richesse, ni au savoir seul, mais à sa capacité à mettre ses qualités au service des autres, ainsi qu'à incarner la dignité, la responsabilité et le souci du bien commun.
La NITHÉ s’appuie sur des programmes pertinents tels que la Stratégie du Numérique pour l’Éducation (SNE) 2025-2029, la Stratégie nationale de développement des enseignements-apprentissages des mathématiques, des sciences et des technologies, le Modèle harmonisé d’Enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS).
Mesdames et Messieurs
Distingués invités
Ce soixantième anniversaire constitue pour nous, une belle opportunité pour rendre un hommage mérité aux pionniers du Concours Général sénégalais ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui, depuis plus d’un demi-siècle portent haut le flambeau de l’excellence académique.
Chères lauréates, chers lauréats
Aujourd’hui vous êtes à l’honneur et vous méritez pleinement cette reconnaissance nationale. Votre réussite est le fruit d’années de travail, de discipline, de doutes surmontés et d’efforts soutenus. Tels de véritables olympiens, vous avez fait preuve d’excellence tout au long de votre parcours, scellé un pacte d’amitié avec les études et respecté vos enseignants et personnels d’encadrement.
Vous avez compris et appliqué l’une des plus grandes leçons léguées par l’ancien Président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, dont la Nation a récemment célébré un centenaire de vie au service de la démocratie, de la liberté et du progrès. Il disait : « Il n’y a pas de secret, il faut travailler, beaucoup travailler, toujours travailler ! »
Le travail ne trahit jamais, il anoblit. Le travail n’égare jamais, il éclaire. Il éclaire toujours le chemin de ceux qui l’arpentent. À tous ceux qui ont travaillé sans monter aujourd’hui sur cette scène, nous pensons aussi à vous, votre effort compte. Aucun classement ne résume une vie.
Chères lauréates, chers lauréats, quels que soient votre intelligence, vos talents ou vos motivations, ce succès n’aurait pu être atteint sans l’apport déterminant de deux piliers essentiels de votre existence : votre famille, vos enseignants.
Vous avez eu la chance de bénéficier de parents bienveillants, qui n’ont ménagé aucun effort pour favoriser votre réussite. Combien de sacrifices supportés, combien de privations acceptées, combien de rêves éventés pour vous offrir avec magnanimité et dignité les meilleures conditions d’épanouissement intellectuel, moral et humain !
Chers parents,
Où que vous soyez, vous devez ressentir une légitime fierté devant le parcours exemplaire de vos enfants. Votre affection, votre protection, votre vigilance et vos sacrifices ont porté leurs fruits. Vous avez démontré, une fois de plus, que le plus précieux héritage que l’on puisse transmettre à un enfant demeure une éducation de qualité.
Chers enseignants, chers encadreurs,
Infatigables soldats du savoir, armés de votre précieuse craie, de votre fine plume et de votre engagement sans faille, vous qui comptez parmi les plus fidèles serviteurs de la République, vous menez un combat quotidien contre l’ignorance, mère de nombreux maux. Derrière chaque prix remis aujourd’hui, il y a un enseignant-encadreur qui a cru en un élève et l’a aidé à aller plus loin.
Madame la Marraine,
Votre parcours est un plaidoyer vivant pour l'excellence mise au service du bien commun. Médecin, universitaire, ministre, grande figure de la santé publique nationale et internationale, vous avez consacré votre vie à sauver des vies. Votre parcours sportif de jeunesse donne une résonance particulière à votre présence. Le sport vous avait déjà appris ce que votre parcours allait confirmer : le goût de l'effort, la discipline, l'esprit d'équipe, la persévérance. Madame, vous incarnez admirablement la rencontre entre l'excellence scolaire et l'idéal olympique. Madame, vous incarnez, par votre œuvre, cette vérité que nous plaçons au cœur de notre propos d’aujourd’hui : on ne porte véritablement haut ce que l’on a appris, que si on le met au service du plus grand nombre.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Mesdames et Messieurs,
En ce soixantième anniversaire du Concours Général, tandis que notre pays s'apprête à accueillir la jeunesse du monde, une même espérance nous rassemble : voir grandir une génération qui saura conjuguer le talent avec le devoir, la réussite avec la solidarité, la liberté avec la responsabilité, l'excellence au service du bien commun.
Lorsque la flamme olympique s’éteindra, qu’une autre flamme demeure allumée : celle du savoir, du respect, de la fraternité et du sens du bien commun. Car c'est à cette lumière que se construira le Sénégal de demain qui, selon son Excellence Monsieur le Président de la République, « se construit aujourd'hui, avec vous, par votre talent, votre intégrité et votre dévouement au service du bien commun. Vous êtes les véritables architectes de notre souveraineté et de notre prospérité future. »
À l'heure où s'achève notre réflexion, une pensée nous habite : le plus précieux héritage des J.O.J Dakar 2026 sera celui que l'on ne pourra ni photographier, ni comptabiliser : celui des consciences transformées, des comportements renouvelés et des valeurs durablement enracinées dans les esprits au profit d’un idéal commun : un Sénégal souverain, juste et prospère.

Je vous remercie de votre aimable attention.