Discours

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Marianne Dionne

Professeur de philosophie
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les honorables Députés,
Monsieur le Ministre d’État, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’agenda national de transformation,
Monsieur le Ministre de la Formation professionnelle et technique,
Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation,
Monsieur le Ministre de l’Education nationale,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Madame et Messieurs les Recteurs,
Madame et Messieurs les Inspecteurs d’Académie,
Monsieur le Parrain,
Chers parents d'élèves,
Chers enseignants,
Chers élèves, distingués invités,
Chères lauréates, chers lauréats,
L’honneur nous échoit, en cette belle matinée, de prononcer le Discours d’usage de la cérémonie de remise de prix aux lauréates et lauréats du Concours général sénégalais, édition 2025. Belle parce qu’elle célèbre l’excellence et récompense les performances de ces vaillantes âmes. Belle parce qu’elle marque la plus haute note de l’effort qu’elles ont eu à consentir avec patience et abnégation qui, aujourd’hui, fait la fierté de leurs familles et de leurs enseignants. Belle parce que rappelant le paysan qui sème ses précieuses graines avec l’espérance qu’elles puissent, par la volonté du Tout Puissant, émerger, fleurir et donner une bonne récolte.
Chères lauréates, chers lauréats,
Vous représentez aujourd’hui ces précieuses graines. Disséminés dans des filières aussi diverses que les sciences, les techniques et les lettres, vous portez déjà, sur vos frêles épaules, l’espoir de toute une Nation ici bien représentée. Corneille nous le rappelle, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. »
Permettez-moi d’adresser un hommage appuyé à vos parents. Leur rôle, souvent discret mais ô combien déterminant, est le socle même de ces réussites que nous célébrons aujourd’hui. Derrière chacun d’entre vous se cache une oreille attentive, une parole rassurante, un regard encourageant. Chers parents, c'est grâce à votre confiance, votre soutien constant et votre patience que nous pouvons aujourd’hui dresser des lauriers sur les têtes de vos filles et de vos fils.
A vous parents du Sénégal, par votre foi en l’avenir de vos enfants, votre engagement quotidien, vos sacrifices, vous êtes les premiers partenaires de l’école. Votre présence attentive et votre confiance envers les enseignants constituent un levier essentiel de notre système éducatif.
A vous tous nous disons merci du fond du cœur.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Vous me permettrez de remercier particulièrement Monsieur le ministre de l’Éducation nationale, maître d’œuvre de cette prestigieuse cérémonie inscrite dans l’Agenda républicain. Il a bien voulu me désigner pour prononcer le discours d’usage. C’est un honneur qui, au-delà de ma modeste personne, va à l’endroit de la grande famille des enseignants de mon pays et constitue pour nous l’une de ces distinctions que la Patrie reconnaissante témoigne à notre égard.
Je lui exprime ma profonde gratitude.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Nous ne pouvons manquer de vous féliciter pour le choix porté sur Monsieur André SONKO comme parrain de cette édition. Il fut l’une des figures majeures de l’Administration sénégalaise. Une figure d’exception, dont le parcours force l’admiration et inspire les générations futures. Homme d’engagement, de rigueur et d’une profonde humilité, il incarne les valeurs de service, d’excellence et de dévouement au bien commun. En tant qu’ancien ministre de la Fonction publique, il a œuvré avec constance pour une administration plus éthique et plus performante. Plus tard, à la tête du ministère de l’Éducation nationale, il a su porter une vision ambitieuse plaçant l’équité au cœur de l’action publique.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Chers invités,
Le thème de cette année est : « Transformation humaniste de l’Education à l’heure du numérique et de l’Intelligence artificielle : enjeux, défis et perspectives ». D’une grande acuité, il élargit et précise davantage les contours de celui de 2023 qui portait sur l’opportunité et les défis de l’Intelligence artificielle dans le système éducatif sénégalais.
Notre thème nous invite à nous interroger sur les apports et le rôle du numérique dans la transformation humaniste de l’Education. Comment les technologies numériques et en particulier l’Intelligence artificielle (IA) participent-elles à la formation d’un citoyen capable de s’adapter aux nombreux défis de nos sociétés modernes voire post modernes ?
Question complexe dans un contexte on ne peut plus complexe. Perspectives de réponses tout aussi complexes ! Complexité liée aux perpétuels changements induits par le numérique et l’Intelligence artificielle tant aux plans culturel, économique, écologique, politique que social. Leur développement fulgurant transforme notre monde et décuple les possibilités et opportunités de communication offrant ainsi à l’homme le don d’ubiquité. L’IA offre un immense potentiel pour aider les Nations à réduire les inégalités et à accélérer significativement l’atteinte des Objectifs de Développement durable (ODD), particulièrement l’ODD 4. Celui-ci vise à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
Le déploiement de l’IA est encadré par des dispositifs politiques et réglementaires tant sur le plan mondial, avec le Pacte Numérique mondial des Nations Unies, que sur le plan sous régional, avec la Convention de l'Union africaine sur la Cybersécurité et la Protection des Données personnelles. Le Sénégal n’est pas en reste. En effet, la Stratégie nationale de développement 2025-2029 met l’accent sur les valeurs humaines et citoyennes, entre autres.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Notre New Deal Technologique, Horizon 2034, qui vous est cher, témoigne de votre ambition de faire de notre pays un leader numérique africain. Il met un accent particulier sur la digitalisation des services publics, la modernisation de l’administration, la souveraineté et le développement de l’économie numériques. Dans cette perspective, le ministère de l’Éducation nationale, dans sa volonté de bâtir une société éducative inclusive et efficiente, a initié la Stratégie numérique pour l’Éducation 2025-2029 qui, en renforçant les outils et infrastructures numériques dans l’enseignement, contribue à la transformation de l’éducation.
Mesdames et messieurs,
Chers enseignants,
Chères lauréates et lauréats,
Il nous semble important de clarifier certains concepts clés qui nous serviront de guide pour éclairer ce thème.
D’abord, l’éducation.
Elle est définie par l’UNESCO, dans son Rapport mondial de suivi sur l’éducation de 2023, comme (je cite) “un processus qui favorise le développement de la personne humaine et de la société. Elle vise à transmettre des connaissances, des valeurs, des compétences et des attitudes”. Éduquer, nous rappellent les philosophes, c’est dompter l’animal en l’homme. L’ancien Ministre de l’Éducation nationale Monsieur Abd’El Kader FALL, préfaçant l’ouvrage de Samba Yacine CISSE intitulé Éducation et pédagogie, nous conforte dans ce rôle de l’éducation : (je cite) « transformer la nature primitive de l’enfant pour l’aider à devenir ce qu’inconsciemment elle tend à devenir (…) ce n’est pas faire naître, mais c’est révéler des dispositions et aptitudes insoupçonnées, latentes. »
Ensuite, le terme “humaniste”.
Dérivé du latin “humanista”, l’adjectif “humaniste” désigne une personne lettrée, cultivée, formée aux humanités. Il qualifie l’homme dans son plus grand accomplissement intellectuel, moral, religieux, physique et esthétique. Dans ce sens, Le Grand Maodo, dans Lettres d’un vieux militant, reprend un poème de Rudyard Kipling. (Je cite) Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite (…)
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.
On le voit bien, l'objectif visé dans un processus d’humanisation est de faire advenir plus qu’un être, un Homme (avec un grand H).
Enfin, le numérique.
Il est, selon le Robert l’ensemble des technologies et des outils qui permettent de créer, traiter, stocker, transmettre et exploiter des informations sous forme de données chiffrées. L'IA, partie intégrante du numérique est définie par l’UNESCO comme la capacité pour une machine à simuler des facultés cognitives humaines, comme l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problème, la perception et la prise de décision.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Mesdames et Messieurs
Au regard de ces clarifications, il apparait que l’irruption de l’IA soulève des enjeux liés à l’éducation humaniste, à l’accessibilité et à l’inclusion, à l’éthique et aux valeurs.
En premier lieu, nous considérons que la promotion d’une éducation humaniste constitue un enjeu majeur. Holistique, elle accorde une attention particulière au développement intégral de l’apprenant. Elle le prépare à utiliser de manière efficiente, raisonnée et critique les supports et outils pédagogiques. L'éducation n’est-elle pas l’arme la plus puissante pour changer le monde, comme nous le rappelle Nelson Mandela ?
La mise en œuvre de la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ) s’inscrit dans ce sillage et permet de faire le saut qualitatif pour renforcer l’esprit citoyen, les valeurs d’inclusion, de solidarité, entre autres, afin de façonner une école plus équitable. Elle vise à mieux centrer les enseignements-apprentissages sur la dimension humaine. L’enjeu réside donc dans la capacité des systèmes éducatifs à concilier – excellence technologique et profondeur humaniste. Pour ce faire, les enseignants, les parents et les partenaires doivent collaborer pour permettre aux apprenants de profiter pleinement des opportunités qu’offre le numérique tout en sauvegardant leurs valeurs.
En deuxième lieu, l’accessibilité et l’inclusion apparaissent aussi comme un enjeu de taille dans la transformation humaniste. En effet, le numérique, à travers les nombreuses plateformes et autres outils, rend plus accessible les enseignements-apprentissages et la formation tout au long de la vie. Il favorise l’accès à des services d’éducation pour des apprenants à besoins éducatifs spécifiques et permet de réduire les disparités liées à des variables sociales et environnementales. A titre d’exemple, l’utilisation de technologies d’assistance développées par l’Université Masero du Kenya, a permis à des élèves malentendants de bénéficier des mêmes enseignements-apprentissages que leurs autres camarades.
Chers collègues enseignantes et enseignants,
Nous jouons un rôle essentiel dans l’accessibilité et l’inclusion au sein du système éducatif. Par notre posture professionnelle, nous devons plus que jamais être des acteurs clés de l’équité scolaire, en veillant à ce que chaque élève, quelles que soient ses caractéristiques ou sa condition sociale, puisse bénéficier d’un apprentissage de qualité. In fine nous devons contribuer à briser les barrières liées aux handicaps, aux inégalités linguistiques, culturelles ou économiques, en favorisant des environnements inclusifs et en travaillant en étroite collaboration avec les familles, les spécialistes de l’éducation et les autres parties prenantes.
Chers parents,
Vous occupez une place déterminante. En tant que premiers éducateurs et partenaires incontournables de l’école, votre implication active est nécessaire pour contribuer à aménager un environnement familial ou communautaire d’apprentissage intégrant le numérique et surtout l’IA. En soutenant la scolarisation régulière de vos enfants, vous renforcez le lien école-famille essentiel à la réussite éducative.
En dernier lieu la transformation humaniste de l’éducation à l’heure du numérique et de l’IA impose comme enjeu une réflexion profonde sur l’éthique et les valeurs.
Il faut rappeler que l'Education nationale, au regard de la Loi d’orientation 91-22 du 16 février 1991, a pour mission essentielle de (je cite) “ promouvoir les valeurs dans lesquelles la Nation se reconnaît : elle est éducation pour la liberté, la démocratie pluraliste et le respect des droits de l’homme. Développant le sens moral et civique de ceux qu’elle forme, elle vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et œuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel.”
Sans encadrement, les technologies éducatives risquent de compromettre l’atteinte des missions déclinées dans la loi. Il est donc essentiel d’établir des normes juridiques et pédagogiques pour que l’éducation demeure un espace de liberté, d’esprit critique et de développement de la conscience. Une gouvernance éthique, fondée sur la transparence, la responsabilité et la participation des acteurs de l'école, s’avère nécessaire. Ce faisant le système éducatif pourrait valablement continuer à œuvrer pour un futur meilleur et permettre, comme le disait Senghor, de (je cite) « s’enraciner dans sa propre culture (…) et s’ouvrir à l’autre à sa richesse que représente sa différence ».
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Mesdames et messieurs,
Pour ce futur meilleur, des questions méritent d’être posées pour analyser avec rigueur les défis liés à la transformation humaniste de l’éducation.
Tout d’abord, comment préserver la prééminence de l’humain sur les technologies numériques et l’IA ?
Le risque est grand de tomber dans une forme de dépendance cognitive, où les outils prennent le pas sur l’exercice critique de la raison. Aussi, la mise en garde d’Emmanuel Kant demeure-t-elle d’une brûlante actualité : « Sapere aude ! » – aie le courage de penser par toi-même. L’éducation doit s’ériger en rempart contre la possible déshumanisation des processus d’apprentissage, en formant des apprenants capables d’évaluer les apports de l’IA au prisme des valeurs humaines telles que la justice, la liberté, etc.
Par ailleurs, il faut réaffirmer le rôle irremplaçable des enseignants dans la transmission des valeurs, l’éveil à la pensée autonome et la création d’un lien éducatif authentique dans un monde où les algorithmes ne peuvent suppléer l’empathie, le discernement ou la parole incarnée.
En outre, comment réduire les inégalités d’accès et d’usage des technologies ?
L’essor de l’IA a exacerbé la fracture numérique entre pays riches et pays pauvres, entre zones urbaines et zones rurales, mais aussi entre catégories sociales. L’inclusion numérique ne saurait être un simple slogan ; elle doit devenir une réalité palpable, traduite dans des politiques publiques cohérentes. Il convient également de mettre en place des stratégies opérationnelles afin que le numérique ne soit pas un facteur d’exclusion mais un instrument d’émancipation pour tous.
Enfin, comment adapter les cadres réglementaires et éthiques ?
Il s’agira de réguler l’accès aux outils numériques, de construire un référentiel éthique enraciné dans nos valeurs culturelles et philosophiques, afin de guider leur usage dans un esprit de responsabilité, de justice et de dignité humaine.
Dans cet esprit, les valeurs issues de notre patrimoine commun, telles que nitté, chez les Wolofs, Ubuntu chez les bantous qui renvoient à l’idée d’humanité partagée, doivent inspirer notre manière de penser et d’utiliser les technologies éducatives. Notre école doit refuser une soumission passive aux logiques technocratiques, pour bâtir une gouvernance numérique au service de l’humain.
Les cadres juridiques devront ainsi mieux prendre en compte la protection des données personnelles, la protection des enfants en ligne, la lutte contre les biais algorithmiques, la transparence des processus d’automatisation et surtout la garantie de l’équité dans l’accès et l’évaluation des apprentissages.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Chers invités,
La transformation humaniste que nous appelons de tous nos vœux implique une mobilisation stratégique et anticipatrice. Se pose alors cette question : quelles perspectives pour humaniser les usages du numérique et de l’Intelligence artificielle ?
Humaniser les usages du numérique et de l’IA suppose d’élaborer des stratégies plaçant l’épanouissement de l’élève au centre des finalités éducatives. Cela induit une approche critique, éthique et réflexive des technologies dans les programmes scolaires. Il s’agit de développer chez l’apprenant la capacité non seulement à utiliser les outils numériques, mais à interroger leurs finalités, à comprendre les mécanismes algorithmiques, et à mesurer leurs conséquences. Nous avons l’impératif d’asseoir nos curricula sur un socle commun inébranlable, celui de nos valeurs endogènes telles que le respect, la discipline, la foi, etc.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Une autre question s’impose : quelles perspectives pour continuer à promouvoir l’accessibilité et l’inclusion du numérique et de l’IA ?
Plusieurs leviers stratégiques peuvent être mobilisés au rang desquels figurent la mise en œuvre de politiques publiques territorialisées, le développement de centres de ressources numériques communautaires, la conception de contenus éducatifs multilingues.
Dans ce sillage, il y a lieu de rappeler que les ministères en charge de l’Éducation, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur s’inscrivant dans la Stratégie numérique du Sénégal ont développé des projets structurants et déployé des plateformes pédagogiques embarquant des contenus innovants. A titre d’exemple, la plateforme d’apprentissage PROMET offre à la communauté éducative des opportunités d’accès à des services numériques d’éducation et de formation de qualité. Par ailleurs, des écoles et des établissements ont bénéficié d’équipements numériques à l'échelle nationale.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Nous saluons tous ces efforts.
Cependant, notre souhait est de voir nos élèves, de Sagatta Djoloff, du Boundou du Pakao , du Sine, dans leurs classes ou à la maison, suffisamment outillés pour suivre une leçon en même temps que ceux de North London Collegiate School Jeju en Corée du Sud ou de Thomas Jefferson High School for Science and Technology aux USA. Cela est possible. L’astrophysicien malien Cheick Modibo Diarra de la NASA en avait fait l’expérience à l’Université Virtuelle Africaine.
Pour autant, nous avons l’impératif d’accompagner ce changement pour ne pas subir ces abyssales mutations en cours. Aussi devrons-nous adapter les cadres réglementaires et éthiques pour mieux réussir cette transformation.
Pour cela, il faut envisager la révision de notre politique éducative, la création d’une charte nationale pour la promotion d’une souveraineté numérique.
Ces perspectives stratégiques dessinent les contours d’une école nouvelle apte à former des citoyens capables de faire face à l’incertitude par la pensée critique et l’audace créative. C’est à cette école que nous devons aujourd’hui tendre, en conjuguant intelligence humaine et intelligence artificielle dans une visée commune : bâtir un monde plus juste, plus éclairé et plus humain.
En somme, la réalisation d’une transformation véritablement humaniste de l’éducation exige une gouvernance cohérente, fondée sur la synergie des actions de toutes les parties prenantes.
Excellence, Monsieur le Président de la République,
Chers invités,
Tout compte fait, la Transformation humaniste de l’éducation à l’heure du numérique et de l’Intelligence artificielle doit reposer, d’une part, sur la production, la diffusion et la mutualisation de contenus éducatifs de qualité et d’autre part sur la visibilité et la traçabilité numériques de ces ressources.
Une gouvernance numérique efficace intégrant les énergies renouvelables est indispensable pour une résilience accrue du système. Dans la même optique, l’institution d’un Système d'Information et de Gestion du secteur de l'Éducation et de la formation pourrait garantir la disponibilité de données nécessaires à une meilleure prise de décision. Cette transformation, en lien avec le numérique et l’IA, devrait préparer les jeunes sénégalais aux métiers émergents, et stimuler l'entrepreneuriat.
Nous sommes convaincus que les grandes destinées se mesurent à l’aune de leur précocité, c’est pourquoi nous ne saurions terminer notre propos sans rappeler cette exhortation de René Char (je cite) « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »
Pour finir, je tiens à adresser mes sincères remerciements à tous les membres du comité scientifique autour de la Direction de l’Enseignement Moyen Secondaire Général (DEMSG). Par leur accompagnement rigoureux, leur disponibilité constante et leur soutien sans faille, ils ont grandement contribué à la réussite de cet exercice. Leur professionnalisme et leur engagement en faveur de l’excellence éducative méritent d’être salués avec respect et reconnaissance. Djokondial apakh!
Je vous remercie de votre aimable attention.